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    Trois dimensions sur un écran plat

    La 3D ? Mais pour quoi faire ?

    chronique Par la rédaction discuté depuis 07:48 le 12/07/2010

    Depuis la sortie d'Avatar, premier succès foudroyant du cinéma 3D numérique, un nouveau débat agite critiques et commentateurs : et si la 3D au cinéma n'était qu'un gadget sophistiqué et superflu ? On ne peut répondre à cette interrogation sans retourner à quelques fondamentaux du cinéma traditionnel -en 2D- et plus particulièrement vers le cinéma d'action, celui qui a largement ouvert la voie de cette évolution.

    Un préalable : le cinéma est un langage

    Pendant que le succès d’Avatar modifiait résolument le parc de salles mondial en accélérant l’implantation de la 3D numérique, certaines voix d’autorité s’élevaient pour dénoncer un attrape-gogos de l’ordre du gadget. En France, le PDG d’UGC Guy Verecchia voyait dans le numérique un "marché de dupes" et ajoutait : "Quant à la diffusion en relief, elle tire le cinéma vers le parc d'attractions et l'éloigne de notre logique éditoria...... > Lire l'intégralité du texte

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    Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

    Par DanetteOchoc

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    ça c'est de la chronique.
    Je viens de comprendre, en partie, pourquoi Piège de cristal n'est pas un film d'action comme les autres, et pourquoi je l'ai regardé environ 50 fois (si si - je suis grave, je sais).

    Rafik (je me permets il est évident que cette chronique est votre oeuvre) vous avez dit au pique nique que le travail critique n'est que le reflet des mouvements d'"opinion populaire" qu'il ne ferait que refléter. C'est à la fois très modeste (niant au travail critique toute compétence spécifique) et faux, la preuve par la chronique il me semble non ?

    Ce travail d'analyse plan par plan est tout simplement fantastique.
    Je doute que beaucoup de gens en soient capables, même les plus cinéphiles.... > Lire ici > Lire en contexte

    Par FatMat

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Cet article me semble un tissu de naïvetés (pour ne pas employer un mot vulgaire).

    - d'abord, le cinéma n'est pas un langage, c'est une langue, ce qui n'est pas la même chose ; je ne vais pas aller vous expliquer pourquoi, vous irez lire les classiques de la théorie du cinéma (faîtes une recherche sur "le cinéma langue ou langage ?") ; et vous ferez peut-être attention aux mots que vous employez. Admettons que ce ne soit qu'un détail.

    - ensuite, la 3D n'est pas née de la dernière pluie. Des images en 3D, il y a depuis le 19e siècle et il y a eu du cinéma en 3D dès la période du muet, avec des réminiscences régulières : dans les années 1950, avec le fameux dial m for murder, mais il y en a eu d'autres, dans les années 1970 avec des films d'horreur, dans les années 1980 avec des blockbuster à la Jaws.
    Cette situation est courante dans l'histoire du cinéma : il y a eu des films en couleur dès le premier cinéma, il y a eu des films parlants bien avant le chanteur de jazz.

    Donc pour la 3D, à minima, on devrait se poser la question de savoir pourquoi ce qui n'a jamais marché auparavant et qui a toujours été un gadget d'attraction, marcherait aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'il y a de plus ? Techniquement rien, contrairement à ce qu'on essaye de nous faire avaler (sans parler des défauts physiologiques de la 3d : une bonne partie des spectateurs ne la perçoivent, fatigue visuelle, sans parler des défauts économiques : le coût pour les salles d'un véritable équipement et pas simplement d'un lifting qui donne des conditions de projection dégueulasses)

    - du coup, développement de la question précédente. Dans l'histoire du cinéma, il y a quelques vraies innovations qui changent tout : la longueur des bobines vers 1910 (où on passe de formats en un rouleau de 8 minutes à des films de 3 heures), le parlant, et basta. C'est tout. Le reste : la couleur, le cinémascope, l'arlésienne de la 3d, ce sont des changements cosmétiques. Et où passe la différence ? C'est que les uns changent en profondeur la façon de faire des films. Comment le vérifier ? Essayez de passer un film de 3h en 8 minutes : c'est impossible. Essayez de passer un film parlant en muet : c'est impossible.
    Essayez de passer un film en 3d en 2d : c'est ce qu'on fait aujourd'hui. Passez un film couleur en noir&blanc : on y perd bien sûr, mais on conserve la logique filmique. Idem pour le cinémascope : à la marge, on y perd. Mais on ne touche pas au coeur du dispositif du film.

    - enfin, ce qui m'énerve le plus à vrai dire dans votre papier, c'est le traitement que vous faîtes de ces histoires de "parc d'attraction". Là, on atteint un niveau de naïveté dans le décodage des images et des films qui me semble indigne d'arrêt sur images. Vous refusez de mettre en regard les images produites et le mode de production de ces images. Or, le mode de production donne des indications tout à fait essentielles sur la nature des images produites. Et @si fait ce genre de raisonnement en permanence, non ?

    Alors, faisons la démonstration inverse (et défendons le parti des gens que vous insultez par votre ignorance). Hollywood et l'économie du cinéma a vécu un virage monumental dans les années 1970, avec une restructuration industrielle et capitalistique de très grande ampleur. Le type de films que nous recevons aujourd'hui est clairement encore le produit de cette restructuration, que les historiens du cinéma appellent le new Hollywwod.

    De quoi s'agit-il ? De 1969 à 1972 les pertes cumulées de l'ensemble des majors du cinéma atteignent les 400 millions de dollars. Avec deux effets croisés : 1) les majors se font racheter par des conglomérats qui n'ont rien à voir avec le cinéma et qui cherchent à diversifier leurs actifs. Exemple de cela : Warner racheté par Kinsey (qui fait des parkings, des corbillards et je ne sais quoi d'autre), Warner rachète à son tour des actifs multimédia (à commencer par Atari si on veut faire le lien avec les jeux vidéo).
    2) ces nouveaux groupes de média adossés à ces conglomérats financiers vont mettre en place un nouveau type de film (celui dont vous parlez comme s'il n'était qu'une forme esthétique tombée du ciel) : le blockbuster.
    Le modèle c'est Jaws, les dents de la mer. Qu'est-ce que c'est qu'un blockbuster ? C'est d'abord un film qui coûte très cher, à moitié moitié entre le budget promotionnel et la fabrication du film (c'est encore le cas d'Avatar). Ensuite un blockbuster est comme on dit dans l'industrie "déjà vendu" (pour Jaws un roman à succès dont la publication précède le film). Et enfin, un blockbuster c'est un film qui doit être rentabilisé très vite dans la première semaine d'exploitation idéalement pour ne pas se trainer des intérêts d'emprunts. Il faut ajouter que plus que l'exploitation en salle, ce sont les produits dérivés qui font l'essentiel des recettes.
    Donc si on résume un blockbuster, c'est un film très cher, hyper-marketé, survendu sur la première d'exploitation en salle, l'exploitation en salle servant de produit d'appel pour une série de produits dérivés sur lesquels se fait la richesse. (pour mémoire les bénéfices d'une salle de cinéma, c'est entre 60% et 80% les bonbons et le pop corn, et non le film !)

    Maintenant question suivante : qu'est-ce que ces contraintes économiques induisent sur le plan formel ? La réponse est évidente : des films à grand spectacle (et le film catastrophe c'est un grand modèle possible du blockbuster). Pourquoi des films à grand spectacle : pour les distinguer visuellement de la concurrence de l'autre écran, la télévision, et pour assurer une sorte de satisfaction immédiate dans la consommation (sachant que se mettent aussi en place les salles dans les malls, les centre commerciaux, avec un modèle de consommation du cinéma qui passe de la sortie culturelle, familiale, à l'achat d'impulsion).

    Et la 3D a très vite été employée dans cette logique du blockbuster comme élément de renouvellement de l'attraction pour donner envie d'aller voir le film en salle au moment de sa sortie.


    Moralité de cette très longue réponse :

    - on ne peut pas ignorer les logiques économiques de fond qui sont derrière la forme blockbuster et son succédanée à la mode aujourd'hui qu'est la 3D, qui n'a pas d'autres but que de piocher dans les logiques du parc d'attraction pour faire de l'attraction. Et p*?!ain pourquoi ça serait autrement : c'est bien la logique de ce genre de film. Il n'y a pas d'autres mots, non ? Sinon, on est dans la naïveté la plus totale !

    - il me semble tout à fait contestable de situer la 3d comme une innovation formelle d'ampleur à l'égal des vrais moments de revirement du cinéma (la forme film dans sa longueur, le parlant)

    - enfin, j'espère personnellement que la 3D crèvera la gueule ouverte comme elle l'a déjà fait tant de fois auparavant, parce qu'elle n'apporte rien, et parce que la forme blockbuster n'est de loin pas la forme la plus créative du cinéma. @si qui se fait le chantre des conglomérats industriels du cinéma, sans aucun regard politique, et pourquoi pas faire l'éloge de la puissance d'attraction de tf1 ?

    A bon entendeur, salut !... > Lire ici > Lire en contexte

    Par Gavroche

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    L'impression que j'ai en lisant cette chronique (j'avoue que je n'ai pas lu les précédentes, "Avatar" étant pour moi un non-évènement, ou plutôt, dirais-je, une opération de marketing parfaitement réussie, un peu comme Titanic à l'époque), et surtout les commentaires enthousiastes de certains, c'est que M. Djoumi a été embauché par ASI pour "ratisser plus large", notamment auprès d'un public particulier.
    Ceux qui ne connaissent du cinéma que les superproductions amerlocaines, et qui sont nés à l'époque des jeux vidéo. Bref, DS a eu raison, ça marche...

    Pour ces jeunots, ce qui a été créé avant leur naissance, ils ne connaissent pas, et apparemment, ne veulent même pas savoir.

    Parler "d'artistes" pour qualifier des gens qui ne sont que des techniciens, mettre en avant un film comme "Piège de cristal" en affirmant que c'est un chef-d'œuvre me laisse pensive ... Un film digne du guignol de la grande époque, où le héros se prend un buildinge sur la gueule, et à part quelques égratignures, tue tous les méchants et s'en va avec sa dulcinée à la fin, happy end, comme on dit. Tous les garçons peuvent rêver d'être un héros, et les filles de partir au bras de Bruce Willis... Divertissant, certes, mais quelque peu simpliste, pour le moins. En tous cas sûrement pas inoubliable.

    randal a raison, quelle différence entre un John Carpenter, et un Tony Scott ? Aucune. Tous les "artistes" cités par M. Djoumi surfent sur la vague, utilisent toutes les techniques "modernes" pour faire un produit de consommation comme un autre. La preuve, les critiques se basent aujourd'hui sur ce qu'a couté un film pour se prononcer. Le coût est devenu un élément à part entière. Et en plus, dans le cas d'Avatar, on est dans le bien gentillet, dans le bien manichéen, et tout à fait dans la "mode écolo"... Comme Yann Arthus Bertrand, l'hélicologiste distingué, dans un autre genre. C'est limite gerbant. On se fait du pognon avec les bons sentiments des spectateurs, mais en même temps, ce n'est pas très revendicatif tout ça, faut pas pousser mémé dans les orties, quand même...

    Le problème, c'est que dans les trois quarts des cinémas, on ne projette plus que ces films là. Qui se ressemblent tous, qui racontent quasiment la même histoire. Avec de plus en plus "d'effets spéciaux" pour raconter pas grand'chose... Parce que leurs réalisateurs ont le fric pour les faire, déjà prévendus, merci la pub et le battage médiatique...

    Quant au cinéma d'auteur, il n'existe plus, parce qu'il ne rameute pas les foules. Eh oui, un film, ça peut aussi faire réfléchir , ça peut être différent d'un stand de fête foraine. Mais réfléchir, putain, c'est prise de tête, n'est-ce-pas ?

    Un de mes films préférés que je vous invite à regarder, c'est "L'aventure de Madame Muir" de Mankiewicz. Sans effets spéciaux, et en noir et blanc.... > Lire ici > Lire en contexte Tous les commentaires (753) Par Goulven 08:04 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Pourquoi c'est signé "La redaction" alors que ça m'a l'air d'etre exclusivement du rafik ?

    Répondre Citer ce Message

    Par Julien D. 08:41 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    même interrogation.

    ajouté à cela les vidéos à peine retouchées où l'on peut lire Rafik + la date...

    Très étrange, en effet.

    ça sent le conflit éditorial.

    Répondre Citer ce Message

    Par Djac Baweur 08:45 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Ou la bête erreur de manipulation informatique...
    (à la fin est clairement dit : "la conférence que j'ai donnée", et c'est une conférence de Rafik)

    Répondre Citer ce Message

    Par beyondtheeyes 08:49 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Ou que Rafik est en vacances, et que c'est un membre de la rédaction n'ayant pas accès à son compte ( un stagiaire ;-) qui a posté à sa place ! Eh, dites, faut se détendre les gars ! :o)

    Répondre Citer ce Message

    Par Tom- 09:27 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Ouais en effet, il semblle que ce soit une erreure.
    Plus généralement, j'aime pas beaucoup que des contenus soient signés "la rédaction".et je ne comprend pas qu'on ne mette pas lees noms des propriétaires des 4,6 ou même 8 mains qui ont frappé un article.

    Répondre Citer ce Message

    Par Ervé 09:03 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Que ça reste entre nous, mais selon un de mes contacts sur place, il y aurait eu un méchant clash entre Rafik et certains membres de la rédaction.
    Une discussion houleuse autour de la machine à café, à propos de l'aspect novateur de la technique utilisée par Jean Girault dans "Le Gendarme et les extra-terrestres".
    Il ne serait guère étonnant que l'absence du nom de Rafik en tête de cette chronique, soit une mesure de rétorsion.

    Répondre Citer ce Message

    Par Malagom 20:28 le 18/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Vous oubliez la "La soupe aux choux" !!!

    Répondre Citer ce Message

    Par Daniel Schneidermann 09:17 le 12/07/2010

    Comme un lundi

    Oups ! Cette regrettable erreur dûe à l'état de conscience très particulier des lundis matins, est réparée.

    Répondre Citer ce Message

    Par Ervé 09:39 le 12/07/2010

    Re: Comme un lundi

    Cette explication tardive et embarrassée ne trompera personne.

    Répondre Citer ce Message

    Par Goulven 11:24 le 12/07/2010

    Re: Comme un lundi

    Méfiez vous de votre maître d'hotel, Monsieur Schneidermann ...

    Répondre Citer ce Message

    Par Ervé 13:31 le 12/07/2010

    Re: Comme un lundi

    Bien vu Goulven ! Vous avez mis en plein dans l'Emile.

    Je possède des enregistrements de conversations téléphoniques qui pourraient valoir à mon patron de sérieux ennuis.
    Je compte livrer mes révélations au goutte-à-goutte, en guettant chacun de ses démentis.
    Je commence par le plus anecdotique, le plus anodin :
    Lui et Morandini entretiennent artificiellement, depuis quelques années, une animosité de façade, histoire de booster leurs sites respectifs à coups de petites piques bien acérées. Bidon les piques.
    En réalité, ils sont copains comme cochons et se téléphonent au minimum trois fois par semaine.
    Il n'est pas rare de les voir fréquenter ensemble les mêmes lieux, bowlings, piscines, bars, saunas, etc. Incognito, bien entendu.
    J'ai récemment pris une photo des deux intimes prétendument ennemis, attablés à la terrasse du Café de Flore. Daniel se cache derrière de grosses lunettes noires, son bob Ricard enfoncé jusqu'aux yeux. Jean-Marc porte une perruque afro, une chemise à fleurs et des jeans pattes d'eph.
    Et ils se marrent comme des baleines.

    La prochaine fois, je vous raconterai comment Paul Amar l'a convaincu, sans trop de difficulté, à venir passer un week-end dans sa maison de campagne.

    Répondre Citer ce Message

    Par Ervé 13:44 le 12/07/2010

    Re: Comme un lundi

    ... l'a convaincu... de venir.

    Répondre Citer ce Message

    Par DanetteOchoc 08:53 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    ça c'est de la chronique.
    Je viens de comprendre, en partie, pourquoi Piège de cristal n'est pas un film d'action comme les autres, et pourquoi je l'ai regardé environ 50 fois (si si - je suis grave, je sais).

    Rafik (je me permets il est évident que cette chronique est votre oeuvre) vous avez dit au pique nique que le travail critique n'est que le reflet des mouvements d'"opinion populaire" qu'il ne ferait que refléter. C'est à la fois très modeste (niant au travail critique toute compétence spécifique) et faux, la preuve par la chronique il me semble non ?

    Ce travail d'analyse plan par plan est tout simplement fantastique.
    Je doute que beaucoup de gens en soient capables, même les plus cinéphiles.

    Répondre Citer ce Message

    Par yannick G 16:08 le 12/07/2010

    Une approche bien plate du cinéma.

    Décidément, je n'apprécie toujours pas l'approche cinématographique de Rafik, et c'est un euphémisme.

    "Ce travail d'analyse plan par plan est tout simplement fantastique. Je doute que beaucoup de gens en soient capables, même les plus cinéphiles." dites-vous Danette.

    Vous voilà bien péremptoire, Danette. Au contraire, ce décryptage plan par plan est à la portée de n'importe quel cinéphile, puisqu'il a déjà été réalisée par le metteur en scène, le scénariste, son équipe, la production... Étant en amont de la production filmique, toute personne travaillant dans ce domaine est susceptible de le faire plus ou moins bien.
    La preuve par l'absurde, le film a été réalisé ainsi. :P

    "Je viens de comprendre, en partie, pourquoi Piège de cristal n'est pas un film d'action comme les autres, et pourquoi je l'ai regardé environ 50 fois (si si - je suis grave, je sais). "

    Eh bien moi non. Die Hard fait parti des films que j'ai le plus vu aussi (peut-être une demi-douzaine de fois en 20 ans, soit moitié moins que Blade Runner, qui truste la première place depuis que je l'ai vu au cinéma à 12 ans... et oui Rafik, tout le monde n'est pas passé à côté à sa sortie) et je ne situerai pas les raisons à ce niveau formel-là.

    Pour illustrer ce qui constitue mon attraction pour ce film, j'aurai choisi un tout autre exemple, tout aussi emblématique que ceux donnés par Rafik pour indiquer la qualité de la mise en scène, mais qui explique davantage ce qui fait mon intérêt pour cette œuvre en particulier.

    C'est la fameuse scène du ruban adhésif et du flingue scotchée sur la nuque. Elle révèle autant la maitrise du réalisateur que celle du personnage au cœur de l'action. Or, ce n'est que de l'adéquation entre cette maitrise narrative hors champ et celle du protagoniste à l'écran que naît mon plaisir cinématographique.

    La maitrise au service du "pas grand chose" ne m'impressionne pas le moins du monde, au contraire.

    C'est d'ailleurs pourquoi en l'occurrence tout ce qui est expliqué par Rafik sur Avatar me laisse totalement de marbre, voire m'horripile, car, même un fois expliquée le découpage en plan 2D et 3D, cela n'apporte aucune surprise à cette scène des plus éculées.

    yG

    Répondre Citer ce Message

    Par Cole Phelps (le Veilleur) 23:29 le 17/01/2011

    Re: Une approche bien plate du cinéma.

    revu ce chef d'oeuvre encore une fois ce soir, et encore plus à même de saisir le propos de Rafik car je me suis revu tout le film avec les réponses esthético-formelle d'ue scène à 'lautre :)

    par contre que Yannick G n'est retenu de Die Hard que la scène plutôt convenu de l'adhésif (je veux dire, une action susceptible d'être reproduite dans n'importe quel pulp ou film de série B) est assez représentatif du fait qu'il ne comprend rien à ce qu'on essai tant bien que mal de lui expliquer sur l'importance et le sens du découpage.

    autre chose : "Vous voilà bien péremptoire, Danette. Au contraire, ce décryptage plan par plan est à la portée de n'importe quel cinéphile, puisqu'il a déjà été réalisée par le metteur en scène, le scénariste, son équipe, la production... Étant en amont de la production filmique, toute personne travaillant dans ce domaine est susceptible de le faire plus ou moins bien.
    La preuve par l'absurde, le film a été réalisé ainsi. :P"

    mais enfin bougre d'âne, c'est parce qu'il a été superbement découpé que tu le perçois comme tel et que rien ne te choque, et pas l'inverse. C'est parce que le boulot est au niveau du détail près que le sens narratif est celui-ci et pas autre chose. Ensuite non, ce décryptage n'est pas à la portée de n'importe quel cinéphile, preuve ultime, j'en connais un paquet qui en sont incapable. Yannick G, l'homme qui lit Nietzsche et le comprend, "ben ouais quoi, c'est pas si difficile, la preuve par l'absurde, Friedrich il a écrit le bouquin de cette manière là". mdr

    Répondre Citer ce Message

    Par Jeremy SOUETRE 19:25 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Citation:Yannick Moi, qu’elle n’enrichit pas automatiquement le point de vue. La scène de combat d'Avatar montrée en illustration reste aussi stéréotypée en 2D qu'en 3D, avant comme après explication.
    Mais, une fois de plus, je ne découvre cela qu'en allant à l’encontre du travail de Rafik, pas en le suivant.
    yG
    On est vraiment tous trop cons et influençables. Tu es génial, là où Rafik ne pense qu'à nous faire bouffer des hamburgers.

    J'attends ta prochaine intervention avec une impatience toute masochiste.

    Répondre Citer ce Message

    Par Pomka 09:02 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Excellent article, très détaillé techniquement et fort intéressant!

    Bravo ! :)

    Répondre Citer ce Message

    Par VICTIME DE LA CENSURE D'@SI !!! 09:06 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    « ils ne comprennent pas qu'il faut également prendre en compte (..) la part inconsciente de chaque spectateur dans la création de la pièce, de l'action, et des dialogues imaginés par chacun »

    "Cependant, en Europe et à un degré moindre, dans le reste du monde, ce cinéma fut reçu avec méfiance par les réalisateurs et les critiques qui craignaient alors que (...) ne devienne le centre du film, délaissant l'aspect esthétique de l'image."

    C'était à propos de l'apparition du cinéma sonore...

    Répondre Citer ce Message

    Par PatriceNoDRM 09:22 le 12/07/2010

    95C en 3D

    95C en 3D

    Publié il y a quelques temps sur tchd.fr : la révolution 3D.

    PatriceNoDRM

    [tchd.fr - la WEB-TV dédiée à ceux à qui il reste du Temps de Cerveau Humain Disponible]

    Répondre Citer ce Message

    Par LR 09:37 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Petite mise en perspective de l'ami Bromberg : [www.la-croix.com]

    Répondre Citer ce Message

    Par beyondtheeyes 09:48 le 12/07/2010

    Re:

    Si je comprends bien ( mais l'état de conscience du lundi matin n'y aide pas ), le terme « 3D » n'est pas le plus adapté à la grammaire cinématographique. Il aurait été plus juste ( mais plus difficilement vendeur sur le plan marketing ) de parler de « 4D » ou « 2D +2D » dans le cas minimal d'une scène 3D avec deux plans, chaque plan jouant soit avec « la mise en scène en 2D » ou avec « la mise en scène en 3D ».

    Vous évoquez le terme "multiplane" dans votre chronique, est-ce le terme consacré entre cinéastes ?

    Existe-t-il des revues « professionnelles » sur le cinéma ( même à diffusion très réduite ) ayant abordé ces principes ?

    Sur le forum d' Avatar , j'avais demandé si la version 2D et la version 3D ( qui sortira - ou est déjà sortie ? - en galatte ) était identique « plan par plan » ( je ne m'exprime peut-être pas avec les bons termes, je veux dire avec un raccord parfait à l'image près ). On m'avait répondu positivement. On ne peut alors être qu'admiratif devant la maîtrise du réalisateur et du monteur, et de l'ordinateur pour créer des scènes 3D exploitant les grammaires 2D ( « mise en scène en 2D » + « mise en scène en 3D » ), pour un rendu qui soit tout aussi riche ( et compréhensible par le cerveau ) et en 3D et en 2D !

    N'empêche que cela m'amène une autre question ( technique ? ) : comment l'ordinateur calcule-t-il la mise à plat sur « pellicule » 2D de la version 3D ? Je suis bluffé...

    Répondre Citer ce Message

    Par Gilles Delouse 11:37 le 12/07/2010

    Re:

    Il me semble que pour créer un effet 3D on utilise deux objectifs au lieu d'un, un pour l'oeil gauche, un pour l'oeil droit en gros. Les deux films sont en 2D, du coup il suffit de garder une seule des deux images pour avoir le film en 2D.

    C'est ce qui me semble le plus simple en tous cas...

    Répondre Citer ce Message

    Par beyondtheeyes 11:50 le 12/07/2010

    Re:

    Oui merci de cette précision. Dans le cas d' Avatar je pense que c'est un peu plus compliqué que cela étant donné le pourcentage de plans créés sur ordinateur, non ?

    Répondre Citer ce Message

    Par christophe 18:17 le 12/07/2010

    Re:

    non c'est pareil, au lieu de faire un rendu par image 24 fois par secondes sur ordinateur il font 2 rendus par image 24 fois par seconde.
    La seule difference entre les deux rendus de chaque image c'est qu'il modifient le point de vue d'ou est fait le rendu un peu a droite, puis un peu a gauche (en gros pour faire le rendu de l'oeil droit, puis de l'oeil gauche)

    Ca revient au meme que de filmer une scene reele avec deux objectifs.

    Répondre Citer ce Message

    Par Rafik Djoumi 15:02 le 12/07/2010

    S.A.V.

    Citation:Vincent Bottreau:
    Vous évoquez le terme "multiplane" dans votre chronique, est-ce le terme consacré entre cinéastes ? Non, et c'est pour cela que je l'ai placé entre guillemets. Le terme m'est venu en repensant à la "caméra multiplane" mise au point aux studios Disney à la fin des années 30 et qui fut expérimentée sur The Old Mill avant son utilisation sur Blanche Neige et les sept nains. Cette caméra pouvait filmer simultanément différents cellos espacés, et créer ainsi un flou naturel entre eux, contribuant à détacher les sujets du décor tout en permettant de "faux" travellings-avant dans l'image.

    Citation:Vincent Bottreau:
    Existe-t-il des revues « professionnelles » sur le cinéma ( même à diffusion très réduite ) ayant abordé ces principes ? Le meilleur exemple en France reste pour moi le travail de Jean-François Tarnovski dans la revue Starfix , durant les années 80, qui abordait cette question et des centaines d'autres dans des analyses consacrées aussi bien au cinéma classique (Vertigo, La Corde, Duel) qu'à des films sortis dans le mois (Police fédérale Los Angeles). La revue Le Cinéphage en avait également proposé quelques unes dans les années 90 (sur le cinéaste John Woo en particulier). J'avais, beaucoup plus modestement, tenté un exercice similaire en 2002, sur trois extraits de films, dans un hors-série consacré au réalisateur Peter Jackson.
    Sinon, je ne connais aucune revue qui propose ce type d'approche de façon régulière.

    Citation:Vincent Bottreau:
    N'empêche que cela m'amène une autre question ( technique ? ) : comment l'ordinateur calcule-t-il la mise à plat sur « pellicule » 2D de la version 3D ? Je suis bluffé... La réponse faite par Gilles Delouse est juste. On ne garde qu'un des deux films 2D.
    Reste, peut-être, un problème de mise au point à régler ensuite, mais je n'ai pas connaissance de la méthode utilisée le cas échéant.

    Citation:Tom- :
    J'objecte respectueusement.
    C'est vrai que la mise en scène de télé est souvent en 2D. Ca tient à sa taille et à la résolution de l'image qui apportent des contraintes de mise en scènes.
    Mais pas que. Je parlais bien sûr d'une façon très générale en m'étalant sur près de 40 ans de télévision. Il y a eu une modification certaine des habitudes avec l'arrivée de la retransmission numérique, des écrans 16/9ème et l'agrandissement de la taille des écrans TV. On trouve quelques séries qui s'éloignent très clairement de ces méthodes de fabrication pour retourner vers un rapport d'échelle typique du "grand écran" (le meilleur exemple étant, pour moi, La Caravane de l'étrange).
    Je parlais de cette évolution il y a quelques années, lors d'une conférence dont vous pouvez trouver le résumé ici (avec quelques exemples photographiques)

    Citation:Many Airs:
    Les deux procédés sont aussi très explicites dans votre démonstration du multiplan souhaité par James Cameron.
    Mais cela se fait après une observation et une intellectualisation extrême du film.
    Lors d'une vision en salle, notre esprit qui est porté par l'histoire (lorsqu'il ne s'agit pas carrément de notre coeur) ne semble pas apte à tant de réflexion. Bien souvent, l'oeil devant s'adapter et se réadapter sans cesse à la vision 3D fictive, cela ne nous permet pas de nous poser pour saisir toute l'ampleur de la démarche des réalisateurs. Il ne s'agit pas de " saisir l'ampleur de la démarche des réalisateurs " au moment où vous découvrez le film mais simplement de vivre l'expérience. La démarche des réalisateurs et de leur équipe n'est là que pour vous aider à construire cette expérience intime; et leur travail est considéré comme réussi que lorsque vous oubliez jusqu'à l'existence de ces créateurs pour vous perdre dans la fiction qu'ils ont créée à votre intention. Et c'est bien parce qu'en préalable votre cerveau est extraordinairement actif dans son travail de décryptage des images qu'il autorise ensuite votre cœur à se laisser "porter par l'histoire".
    Lorsque vous ressentez une émotion en feuilletant votre album de photos de famille, cette émotion ne peut naître qu'après que votre cerveau ait fourni un travail phénoménal de décryptage des formes, de réorganisation, d'interprétation, en les faisant coïncider avec vos souvenirs. Dans le cas contraire, vous ne verriez que des tâches sur du papier glacé et non pas d'authentiques "tranches de vie".

    Citation:Ellis:
    Ebert dans son article (nettement plus nuancé que ce laisse croire Rafik !). parle d'ailleurs de la pression exercée par les producteurs sur des réalisateurs comme Tim Burton pour passer à la 3D, alors que ce n'était pas absolument pas leur souhait. En tant que cinéphile, Ebert sait parfaitement que ce genre de pression, et les mauvais résultats qu'elle entraîne, était inévitable. Durant les années 50, quantité de réalisateurs ont été obligés de passer au Cinémascope quand bien même ils détestaient ce format. De mémoire, Fritz Lang disait de ce format qu'il n'était bon " qu'à filmer des cercueils et des serpents " et il est évident, quand on regarde Les Contrebandiers de Moonfleet, qu'il n'aimait pas cette largeur d'écran et avait décidé de faire comme si elle n'existait pas (des pans entiers de décor vide autour des personnages dans certaines scènes de dialogue). On trouve beaucoup d'exemples, à cette période, de films qu'on peut considérer comme "inutilement tournés en Cinéascope".
    Mais ceci n'a pas empêché d'autres cinéastes de se redécouvrir entièrement un style à travers cet élargissement du cadre, et donné un souffle nouveau à leur carrière. Je pense notamment à Anthony Mann (Le Cid, La Chute de l'empire romain), Robert Wise (West Side Story, La Maison du diable), Billy Wilder (La Garçonnière, Embrasse-moi idiot) ou William Wyler (Les Grands espaces, Ben-hur). Et dix ans plus tard, certains films étaient à ce point parfaitement adaptés au "langage" du cinémascope, comme La Poursuite impitoyable d'Arthur Penn par exemple, qu'il devenait inconcevable de les imaginer dans un format à l'ancienne.
    Tout ce que je raconte là, ce sont des choses que Roger Ebert connaît parfaitement, et je m'étonne qu'il ne les prenne pas en considération. Ce qui me suggère une posture un peu réactionnaire de sa part.

    Répondre Citer ce Message

    Par Ellis 18:38 le 12/07/2010

    Re: S.A.V.

    Je ne crois pas que cela soit aussi simple. Ebert rappelle dans l'article qu'il a publiquement affiché son soutien au format du MaxiVision48 et au Showscan de Douglas Trumbull, qu'il trouve bien supérieurs à la 3D ( These systems are so good that the screen functions like a window into three dimensions. If moviegoers could see it, they would simply forget about 3-D ). Il n'est donc pas hostile par principe à toute innovation formelle, mais bien à la 3D en particulier, et son argumentaire me semble très convaincant.



    Modifié 1 fois. Dernière modification le 18:38 le 12/07/2010 par Ellis.

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    Par izo 19:13 le 12/07/2010

    Re: S.A.V.

    Citation: Je ne crois pas que cela soit aussi simple. Ebert rappelle dans l'article qu'il a publiquement affiché son soutien au format du MaxiVision48 et au Showscan de Douglas Trumbull, qu'il trouve bien supérieurs à la 3D (These systems are so good that the screen functions like a window into three dimensions. If moviegoers could see it, they would simply forget about 3-D). Il n'est donc pas hostile par principe à toute innovation formelle, mais bien à la 3D en particulier, et son argumentaire me semble très convaincant.


    Pour anecdote, Ebert écrit en Avril 2010 un article titré "Les jeux vidéo ne seront jamais de l'Art".

    Le 1er Juin, il écrit un nouvel article dans lequel il admet avoir posté un jugement hâtif... tout en restant assez évasif, du genre c'est de l'ordre du possible.

    Entre les deux, une discussion longue de près de 4700 messages, des réactions de la plupart des mags spécialisés...

    (en 2005, il s'était déjà fait entendre sur le sujet... mais en l'absence d'une réponse populaire massive, il n'avait pas eu besoin de céder).

    Pendant ce temps, le cinéma allait être largement influencé par les possibilités du médium jeu vidéo (cf. message plus haut).

    Pour anecdote quoi.



    Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:15 le 12/07/2010 par izo.

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    Par Ellis 19:46 le 12/07/2010

    Re: S.A.V.

    Comparons ce qui est comparable. Nous parlions de techniques appliquées au cinéma.

    (Et puis sa critique des jeux vidéos (que j'ai trouvée assez faible par ailleurs, car pas assez illustrée et argumentée, alors que son propos très polémique exige une rigueur exemplaire) se fonde non pas sur leur structure et leurs caractéristiques techniques, mais sur leur principe même : l'interaction avec le joueur, qui serait contraire au principe d'autorité (l'auteur - autorité intellectuelle - choisit et livre sa vision du monde, qu'il nous appartient ensuite de discuter et d'interpréter)).



    Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:54 le 12/07/2010 par Ellis.

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    Par g2 09:55 le 12/07/2010

    Merci professeur !

    Qu'on le veuille ou non, des nickel-odéons à Dysneyland, en passant par Las Vegas, l'histoire du cinéma américain est liée à celle des parcs d'attractions. Et ce n'est pas grave !

    Là où l'article tourne à la promotion, c'est dans le sens où il prêche aux convertis !
    Les plaisirs coupables ne demandant qu'à être légitimés, il est bien aisé de flatter la foule en recouvrant d'un vernis « intellectuel » ses divertissements les plus triviaux, inattaquables, car plébiscités !

    Si j'ai du plaisir à déguster un BigMac-frite-Coca, je n'en oublie pas pour autant que c'est de la merde ! Le concepteur de sa formule est sans doute très fort, mais je n'en ferai pas mon héros !

    Répondre Citer ce Message

    Par Tom- 10:12 le 12/07/2010

    Re: Merci professeur !

    Et vous vous condamnez, en refusant de vous intéresser à cette grammaire audio-visuelle, à la subir passivement. Ben oui, quoi. Pourquoi s'intéresser aux secrets de fabrication du caca alors que tant de choses merveilleuses sollicitent votre intellect par ailleurs.

    Répondre Citer ce Message

    Par g2 10:36 le 12/07/2010

    Re: Merci professeur !

    Il me semble qu'ASI est le lieu de déconstruction des mythologies, de l'éclatement du couple signifiant-signifié, dans le but de mettre à nu la signification des images à un moment donné.
    Or dans cet article je ne vois que l'apologie d'une « forme » au détriment du « fond ». L'analyse du « fond commun », si je puis dire, à toutes les productions 3D actuelles me parait plus digne d'intérêt que la promotion d'un outil technologique qui, de toute façon, nous est imposé et surtout vendu !

    Et ne vous méprenez pas, je connais parfaitement cette grammaire audiovisuelle !
    Cependant, un bon linguiste ne fait pas forcément un bon écrivain.

    Répondre Citer ce Message

    Par Tom- 11:35 le 12/07/2010

    Re: Merci professeur !

    J'ai pas tout compris à l'histoire de l'éclatement du signifiant et du signifié. Mais je crois avoir compris le sens général de l'objection.

    Le texte est sous-titré "La 3D ? Mais pour quoi faire ?" Au niveau de l'intention, la connexion entre la forme et le fond est bien le coeur du propos.
    Concrètement, la scène en 3 D numérique décrite par le menu vous décrit les options techniques qui ont été retenues pour signifier la capacité des personnages à s'approprier l'espace. Neytiri y parvient, Pas Jack. Ca vous est signifié par le jeu de la dimention supplémentaire.

    On est complètement dans le sujet d'@rret sur image.
    Après, vous aimez ou vous aimez pas le cinéma de genre. Votrre "problème" se situe à ce niveau là. Pas sur le contenu de la chronique. Me trompe-je ?

    Répondre Citer ce Message

    Par g2 12:11 le 12/07/2010

    Re: Merci professeur !

    Disons que la démonstration ne m'a pas convaincu du caractère indispensable de la 3D dans la mise en scène de l'extrait d'Avatar, qui par ailleurs présente de nombreuses qualités tant cinétiques que graphiques.
    L'exposé souffre du paradoxe inévitable qui veut que l'abonné constate l'efficacité de la 3D en se basant sur un extrait présenté évidemment.. En 2D !

    Concernant la notion de genre, elle reste pour moi un artifice de vidéo-club, ou le plus souvent une excuse pour recycler de vieilles routines scénaristiques à destination d'un public conquis d'avance qui renverra toute objection à l'impératif de « la loi du genre ».

    J'ai vu et apprécie « Avatar », qui m'a plus impressionné par l'aboutissement des techniques d'animation que par son usage de la 3 D.
    Il me semble à cet instant que la 3D n'a pas besoin de défenseur tant elle nous est partout présentée comme indispensable et inévitable.

    Répondre Citer ce Message

    Par Tom- 14:29 le 12/07/2010

    Re: Merci professeur !

    Reprenez la démonstration telle qu'elle est exprimée dans la conférence (minute 10) à propos du "dialogue" des plans de la scène de rencontre entre Grendel et Beowulf. C'est indispensable si vous entendez faire passer un certain propos, un certaine message, une certaine sensation.

    Sur les vieilles routines scénaristiques, là je veux bien, mais les innovations en matière d'histoires racontées au cinéma, vous allez en trouver dans le film de zombi des années 80 qui sont pourtant le summum de l'artifice de vidéo-club. Souvenez-vous d'Akira.

    Répondre Citer ce Message

    Par Tom- 14:46 le 12/07/2010

    Re: Merci professeur !

    Pour autant, la technique de la motion capture, elle n'est pas attachée à un genre. Vous aurez des gens qui feront ds films comiques avec ces techniques. Vous aurez du cinéma intimiste Suédois en motion capture. D'ailleurs le "tournage" d'Avatar, avec zéro décors et zéro accessoires, ça doit ressembler à du cinéma minimaliste. Alors pourquoi pas un film minimaliste tourné dee cette façon.

    Répondre Citer ce Message

    Par Reda 11:50 le 12/07/2010

    Re: Merci professeur !

    Je ne vois pas trop pourquoi on "éclaterait" le couple signifiant-signifié, en voulant mettre à nu une signification d'images à un moment donné (donc si j'ai bien compris, en faisant abstraction des images qui viennent avant et après, c'est à dire de ce qui fait le langage cinématographique) pour revenir à une distinction stricte forme/fond qui est depuis longtemps reconnue comme insuffisante et caduque...

    Mais j'ai peut-être mal compris votre message.

    Répondre Citer ce Message

    Par g2 12:28 le 12/07/2010

    Re: Merci professeur !

    Je me suis certainement mal exprimé. Je vais de ce pas relire les Mythologies de Barthes !
    Quoi qu'il en soit, je trouve intéressant d'expliquer les techniques utilisées pour "fluidifier" le montage, ce que j'aimerais voir exposé c'est le pourquoi de cette nécessité !

    Répondre Citer ce Message

    Par YP 10:07 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    excellente chronique une fois de plus.

    Bien que me considérant cinéphile, je suis bien incapable de décrypter aussi finement les plans. Je sens intuitivement que ça "marche" ou pas mais là chapeau bas, ça en viendrait à me faire regretter de ne pas avoir vu Avatar en 3D (oui je fais parti de ceux-là).

    j'aimerais bien voir sur @si une émission consacrée à l'utilisation des "gimmicks" de la fiction pour les reportages d'actualités (hors documentaire). Je crois qu'il y a déjà eu quelques allusions sur des choses evidentes (ralenti, musique, etc...) mais il manque quelque chose de plus fouillé.

    Répondre Citer ce Message

    Par lullushu 10:28 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    L'apport de la 3D au langage cinématographique je n'en doute pas une seconde. Mais encore faudrait-il que les réalisateurs l'intègrent réellement à leur discours pour que ce ne soit pas un gadget, et que la 3D en plus d'être abordable ne fasse pas mal au crane au bout de cinq minutes avec ses lunettes.



    Modifié 1 fois. Dernière modification le 10:28 le 12/07/2010 par lullushu.

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    Par izo 10:28 le 12/07/2010

    Superflat vs Superflop vs 3D

    Je sais pas pourquoi, cette chronique m'a donné envie de revoir Speed Racer.

    Répondre Citer ce Message

    Par izo 17:09 le 12/07/2010

    Re: Superflat vs Superflop vs 3D

    Une fois le temps trouvé, je me permets de développer :

    À un certain degré, j'ai l'impression que Speed Racer, film de 2008 des réalisateurs de Matrix, semble déjà porter en lui les germes de ce "croisement dimensionnel" qui prendra véritablement forme avec Avatar. Sauf que Speed Racer se place dans un univers 2déisé mixant tout un pan d'une culture populaire, c'est-à-dire que la synthèse se fait aussi bien visuellement (instinctivement, subliminalement) qu'intellectuellement (avec les "concepts" de jeux vidéo, de Superflat, d'animation...).

    Pour exemple, j'ai en tête le tout début du film, lorsque Speed est à l'école. Vu qu'il s'embête, il commence à dessiner sur son cahier (souvenir, souvenir). Un petit geste de création anodin qui va soudainement prendre vie, le dessin s'anime en feuilletant les pages du cahier pour ensuite intégrer la réalité du personnage qui se retrouve désormais au coeur d'un univers fantastique, en plein course... sans avoir quitter un seul instant sa classe. En quelques minutes, on se mange une synthèse portée en tout fluidité-simplicité par le mouvement de "création"... Et évidemment, cette présentation nous permet d'appréhender l'univers-les codes visuels du film, une sorte de fausse 3D (découpée en 2 "niveaux" de plans, acteurs + fonds verts).

    TL/DR : Speed Racer, la 2D et demie, prémices d'Avatar ?

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    Par Tom- 11:22 le 12/07/2010

    A la télé aussi

    Waow. Je viens de comprendre un truc génial.



    Citation:Ce que l’on appelle une "mise en scène en 2D", c’est cette école née naturellement des contraintes de l’écran de télévision, et qui travaille plutôt sur "le plan" et assez peu sur "l’espace scénique".
    J'objecte respectueusement.
    C'est vrai que la mise en scène de télé est souvent en 2D. Ca tient à sa taille et à la résolution de l'image qui apportent des contraintes de mise en scènes.
    Mais pas que.

    Aaron Sorkin s'est fait une spécialité de la mise en scène 3D. Je me suis toujours demandé à quoi rimait ces séquences de dialogues dans les couloirs de la Maison Blanche ou du Studio 60. Je pensais que c'était juste pour dynamiser des scènes de dialogue. Mais en fait, non.
    Là, tout s'éclaire. L'usage de la steadycam dans les couloirs de la Maison Blanche, par exemple, c'est pas juste pour faire joli. C'est aussi pour nous familiariser avec la géographie politique, du siège du pouvoir suprême et ça dit des choses au sujet des protagonistes qui percole avec l'intrigue. La série s'appelle "West Wing". On va parler d'un lieu en même temps que du pouvoir et la façon dont il s'organise.
    La scène la plus puissante de la série se déroule dans l'épisode "two cathedrals" lorsque le Président prend la décision de se représenter. La première minute de l'extrait met en oeuvre ce procédé de la balade dans les couloirs. Elle montre le ralliement dans l'ordre hiérarchique des collaborateurs du Président : factotum qui figure tout au long de la série le citoyen de base et qui est laissé en plan dans son bureau, puis le secrétaire général, puis son adjoint, puis le directeur de la communication, son adjoint et enfin Dieu lui-même (coup d'oeuil au balayeur de la cathédrale que le Président a profané quelques minutes plus tôt). Et c'est une balade d'Ouest en Est, jusqu'à l'effacement des personnages secondaires.
    Ca raconte la mise en scène de l'Homme providentiel seul face aux éléments déchainés (des médias, du pays et de la météo).

    Maintenant comment vont-ils intégrer la grammaire du cinéma 3D numérique à l'avenir ? Est-ce que les scénaristes vont perdre le contrôle du récit des séries ? Ca, ça va être passionnant à observer.

    Répondre Citer ce Message

    Par Many Airs 11:22 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    Très cher Rafik,
    Votre analyse me laisse perplexe !
    Je suis abasourdi et conquis par vos explications sur les espaces que nous découvrons dans les films en 2D par des procédés qui permettent à notre esprit de façon inconsciente ou non de nous retrouver véritablement dans l'espace de l'action du film (je simplifie, mais je sais bien que cela est un peu plus complexe).
    Les deux procédés que vous décrivez dans les mise en scène sont parfaitement clairs.
    Les deux procédés sont aussi très explicites dans votre démonstration du multiplan souhaité par James Cameron.
    Mais cela se fait après une observation et une intellectualisation extrême du film.
    Lors d'une vision en salle, notre esprit qui est porté par l'histoire (lorsqu'il ne s'agit pas carrément de notre coeur) ne semble pas apte à tant de réflexion. Bien souvent, l'oeil devant s'adapter et se réadapter sans cesse à la vision 3D fictive, cela ne nous permet pas de nous poser pour saisir toute l'ampleur de la démarche des réalisateurs.

    Et j'objecterai un argument à votre analyse sur le devenir du 3D comme étant une vraie progression du cinéma, c'est que James Cameron a créé un film 3D. Pensé, réfléchi, inventé et sa démarche intellectuel, n'est pas seulement pour faire un "coup". Comme lorsqu'il a adapté TITANIC, nous connaissions tous l'ampleur du projet, le "coût" que cela représentait, les performances techniques et visuel, mais son succès c'est d'avoir laissé le spectateur s'embarquer dans l'histoire, dans cette histoire vieille comme le monde, une histoire d'amour d'une grande banalité, mais terriblement efficace et "catharsistique", faisant de chacun d'entre nous, le Di Caprio sans le sou qui en 3 heures se marie après la mort avec la belle Kate Wintsley. Et tout cela dans un naufrage archi-connu, comme le sera la fin de notre propre vie...
    Mais aujourd'hui, force est de reconnaître que les "réalisateurs" font de la 3D comme on fait du cinéma commercial... C'est très loin d'un gage de qualité et de démarche intellectuel.
    Les films sont souvent "re3Dïsé" pour sortir et faire de l'argent, alors que le réalisateur ne le souhaitait pas au départ.
    En ce sens, je crois franchement que la 3D s'arrêtera d'elle-même, car elle n'offre pas ce que vous décrivez avec beaucoup de précision, la découverte d'une dimension différente et d'un jeu dans les plans possibles, notamment en y ajoutant l'espace qui existe entre le spectateur et l'écran. Combien de réalisateurs ont réfléchis à cela... Jusqu'à présent, seul Cameron à saisi l'enjeu... Les Studios ont juste saisie qu'ils allaient s'en mettre plein les poches !

    Tant que d'autres réalisateurs n'auront pas saisi et correctement mis en image le procédé tel que vous le décrivez, je reste perplexe sur le bienfait de la technique apporté au cinéma.

    Et puis, j'ai un sentiment un peu plus personnel, plus intime avec le cinéma qui me laisse un peu dubitatif sur la 3D. C'est qu'elle semble vouloir nous rattacher à une "réalité" alors que le cinéma m'en fait échapper.

    J'ai cependant apprécier votre article et suis bluffer par les démonstrations de mise en scène et de montage de DIE HARD. J'ai parfois lorsque je regarde un film, (j'ai un souvenir franc à ce sujet de ma vision de No Country For Old Men et des plans alternatifs entre gros plans sur les visages et plans immenses de paysages désertiques), cette sensation d'être parfaitement en phase avec la façon de filmer du réalisateur, d'être dans la compréhension de leur démarche. Mais soyons franc, qui à ce sentiment en allant voir un film qui à pour but de distraire ?
    Par exemple, j'avais éprouver un sentiment profond de beauté et de poésie, lorsque dans HULK (celui de Ang Lee), la créature fait des bonds surréalistes au-dessus du sol...
    Pour beaucoup, cette scène est ridicule. Pour moi, elle montrait, dans son montage et dans son découpage, ainsi que dans l'effet spécial utilisé, le moyen de montrer que HULK prenait de la hauteur et une distance par rapport à son sort, à la tournure qu'avait pris les événements comme pour chercher une autre solution, un autre point de vue sur sa situation ! Naïf ou enfantin, ce type de réflexion ou de sentiment me fait aimer le cinéma !

    Merci en tous les cas pour cet apport au débat, qui à mon sens est loin d'être terminé.
    Il ne s'agit pas d'être pour ou contre, il s'agit pour cette technique, comme pour la couleur en son temps (ou l'utilisation du noir et blanc aujourd'hui), d'être un véritable apport au cinéma, à l'histoire, et à nos perceptions de spectateurs.



    Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:30 le 12/07/2010 par Many Airs.

    Répondre Citer ce Message

    Par Reda 11:53 le 12/07/2010

    Re: Trois dimensions sur un écran plat

    "Lors d'une vision en salle, notre esprit qui est porté par l'histoire (lorsqu'il ne s'agit pas carrément de notre coeur) ne semble pas apte à tant de réflexion."

    "J'ai parfois lorsque je regarde un film, (j'ai un souvenir franc à ce sujet de ma vision de No Country For Old Men et des plans alternatifs entre gros plans sur les visages et plans immenses de paysages désertiques), cette sensation d'être parfaitement en phase avec la façon de filmer du réalisateur, d'être dans la compréhension de leur démarche."

    Bah voila :).

    Ces règles cinématographiques (comme la règle des 180°) ont été étudié et énoncé après le public, c'est-à-dire suivant ses réactions. Pourquoi l'esprit humain s'accomode très bien d'un raccord mouvement ? Les pionners du cinéma ne l'ont découvert qu'assez tardivement. La 3D ouvre tout un champ experimental.

    Voici par exemple un extrait d'Un Homme et son chien de notre Clint Eastwood national Francis Huster. Ce mec n'a aucune notion du langage cinématographique et même le plus novice des spectateurs peut s'en rendre compte à travers cette sequence, où on ne comprend absolument rien de ce qu'il se passe à l'écran.
    [www.dailymotion.com]



    Quant à l'avenir de la 3D, évoquée dans la conference de Rafik, n'ayons pas peur, le cinéma a déjà fait face à tout cela pour le sonore et la couleur. C'est sur que ça va mettre du temps et qu'on va s'enchainer un paquet de bouses opportunistes... mais vraiment rien d'inédit non ?



    Modifié 1 fois. Dernière modification le 12:02 le 12/07/2010 par Reda.

    Répondre Citer ce Message

    Par beyondtheeyes 11:53 le 12/07/2010

    Re:

    [rabat-joie]

    Sait-on si les Scorsese, Mann, Spielberg, etc. ont des films 3D dans le tuyau ?

    Parce qu'à regarder la liste ( non exhaustive j'imagine ) des films sortis en 3D [www.allocine.fr] , je veux bien qu'on souligne la nouvelle grammaire et les perspectives narratives tout ça tout ça, mais je me demande : où est le scénario ?

    [/rabat-joie]

    Répondre Citer ce Message

    Par Chaka 12:27 le 12/07/2010

    Re:

    "Sait-on si les Scorsese, Mann, Spielberg, etc. ont des films 3D dans le tuyau ? "

    Oui. Scorsese tourne en ce moment même en 3D (Hugo Cabret).
    Le prochain Spielberg (Tintin) le sera également.
    Quant à Mann, il a récemment déclaré vouloir tourner en 3D.


    "je veux bien qu'on souligne la nouvelle grammaire et les perspectives narratives tout ça tout ça, mais je me demande : où est le scénario ?
    "

    Cette question est complètement incongrue.
    Sait-on si les Ford, Lang, Chaplin etc ont des films parlants ou en couleurs dans le tuyau ?
    Je veux bien qu'on souligne la nouvelle grammaire et les perceptives narratives tout ça tout ça, mais je me demande: où est le scénario ?

    Répondre Citer ce Message

    Par Ellis 13:09 le 12/07/2010

    Re:

    C'est au contraire une question essentielle : l'échec des tentatives 3D précédentes s'explique en partie par la nullité scénaristique des films proposés (Alain Korkos nous le rappelait en plateau). La pente naturelle d'Hollywood est de faire de la 3D une poule aux œufs d'or, sacrifiant la qualité narrative au profit du plaisir sensoriel, et s'adressant à un "kiddie market" comme le dit Ebert dans son article (nettement plus nuancé que ce laisse croire Rafik !). Ebert parle d'ailleurs de la pression exercée par les producteurs sur des réalisateurs comme Tim Burton pour passer à la 3D, alors que ce n'était pas absolument pas leur souhait :

    Consider Tim Burton, who was forced by marketing executives to create a faux-3-D film that was then sold as Alice in Wonderland: An IMAX 3D Experience (although remember that the new IMAX theaters are not true IMAX). Yes, it had huge grosses. But its 3-D effects were minimal and unnecessary; a scam to justify the surcharge.

    Je partage donc entièrement sa conclusion : seule une 3D pensée et désirée dès le début d'un projet filmique peut être autre chose qu'un gadget.

    Répondre Citer ce Message







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